Epicondylalgie
- Cette pathologie se caractérise par une douleur de la face externe du coude sur une saillie osseuse appelée épicondyle latéral. Cette douleur souvent permanente est augmentée par l’effort de façon immédiate ou retardée. Elle est exacerbée par la palpation, par la prise de la poigne dont la force est en général diminuée, et par l’extension contrariée du poignet. Cette épicondylalgie survient entre la 3ème et la 5ème décennie, souvent à la suite d’un petit traumatisme ou d’un effort inhabituel, majoritairement lors d’activités professionnelles et de la pratique sportive. Parmi les causes possibles, deux sont rares : une lésion de l’articulation du coude et une compression du nerf radial qui passe à proximité.
-La cause la plus fréquente est l’atteinte des tendons qui s’insèrent sur l’épicondyle latéral (B) et qui porte le nom de muscles épicondyliens (A). Ces muscles, notamment les muscles extenseurs du poignet, équilibrent les muscles fléchisseurs des doigts lors de la poigne. Ces lésions tendineuses sont à la fois des lésions dégénératives liées à l’âge et à l’utilisation, et des micros ruptures des fibres de tendon qui surviennent lors de l’utilisation. Il est plus exact alors de parler de tendinose car il n’existe pas d’inflammation proprement dite. Le phénomène est exactement identique à ce qui se produit au niveau des tendons de la coiffe des rotateurs et l’association des deux problèmes n’est pas rare. Le maillon faible de la chaîne tendino-musculaire est son insertion osseuse.
-L'origine de la douleur est par contre beaucoup plus mystérieuse et controversée. Le bon sens voudrait que la douleur soit liée aux ruptures des fibres tendineuses. Une autre théorie explique les douleurs par la repousse des nerfs qui accompagne les phénomènes de cicatrisation. La douleur accompagnerait donc simplement les processus de cicatrisation et de réparation du tendon vieillissant. La douleur est considérée comme une réaction naturelle et physiologique, bénéfique à l'organisme.