Capsulite
Raideur
La raideur de l’épaule correspond à une limitation invincible de la mobilité passive et active de l’épaule quel que soit son degré. Celle-ci se répartit en deux groupes : les capsulites rétractiles ou idiopathiques ou « épaules gelées » Les raideurs secondaires.La capsulite rétractile, évolue classiquement en 3 phases : une première phase douloureuse d’installation progressive, qui peut durer de quelques jours à quelques mois. Une deuxième phase où s’installe progressivement sur quelques semaines ou mois, une limitation des mouvements tandis qu’en règle générale les douleurs diminuent. Une troisième phase où l’enraidissement est installé, douloureux essentiellement en forçant sur la mobilité, et évoluant vers la récupération en 6 à 18 mois. Cette évolution habituellement favorable peut laisser une limitation définitive de l’amplitude du mouvement de l’épaule. 7% à 40% des patients garderont une limitation d’amplitude articulaire. La récidive est exceptionnelle. Sa cause est habituellement inconnue. Le diabète et des troubles métaboliques sont parfois associés. L’enraidissement est également secondaire à une fracture, une luxation ou une chirurgie de l’épaule. La raideur est une complication redoutée des traumatismes et de la chirurgie de l’épaule. Ceci justifie d’ailleurs la mobilisation et la rééducation précoces, ainsi que les techniques les moins délétères possibles, comme l’arthroscopie. 

L’origine en est un phénomène de rétraction des ligaments de l’articulation de l’épaule dont le mécanisme est inconnu, mais lié à une inflammation locale de la synoviale. Le diagnostic est essentiellement fait à l’examen clinique : la mobilité passive est superposable à la limitation active. Une astuce consiste à tester la mobilité : patient allongé sur le dos pour apprécier la mobilité passive, sans être gêné par la douleur.
